LES PLUS BEAUX PHILIPS Haut-parleur
type 2007 (1927) :
Ce haut-parleur électromagnétique, parfois surnommé "plat
à barbe", ou "soucoupe volante" est une grande réussite
du design industriel. Le moteur est solidaire de la partie centrale convexe et
le son est réfléchi par la grande parabole concave. Ce
haut-parleur a existé en trois dimensions et en diverses nuances de bakélite
unie ou marbrée, comme ici avec des inclusions de "dorure". Les
motifs ne sont jamais les mêmes car les matières colorantes étaient
introduites dans la bakélite d'une manière totalement aléatoire.
Chaque modèle est donc une pièce unique...![]() Modèle
2501(1928) :
Le plus ancien poste Philips et un des rares postes à batteries de la
marque. La carrosserie, assez austère, en tôle gainée de
pegamoïd (sorte de moleskine noire) abrite une mécanique et une électronique
remarquables de fiabilité. Après 60 ans d'abandon, ce poste a
refonctionné immédiatement! Il contient 3 lampes et une valve et
fonctionne avec un haut-parleur extérieur. Le modèle 2514, beaucoup plus courant, fut le premier poste Philips entièrement alimenté par le secteur. Haut-parleurs
type 2016 et 2026 (1928) :
On les appelle "chapeaux chinois", ce qui est beaucoup plus évocateur!
On peut les accrocher au mur ou les poser grace à une patte métallique
articulée. C'était le haut parleur d'entrée de gamme, avec
un moteur électromagnétique muni d'une tige faisant vibrer la
membrane en carton. Le fonctionnement était satisfaisant, malgré
la faible bande passante!
Modèle
2511 (1929) :
Un appareil de poids (2O Kgs sans le HP)! Mais aussi un appareil de haute
qualité. Un des premiers postes alimentés entièrement par
le secteur (une révolution à l'époque). La carosserie est
en vanhérite (sorte de matière synthétique inaltérable).
Le chassis est équipé de 4 lampes + 1 valve. Philips n'a pas lésiné
sur les blindages.C'est un montage à amplification directe avec réglages
très simplifiés: un bouton pour le volume, un bouton d'accord et
un commutateur de gammes. Le poste s'ouvre sur le dessus avec un système
de sécurité qui coupe le secteur. Le Haut parleur en bakélite
marbrée est un électrodynamique à aimant permanent, à
la fois puissant et musical avec de bonnes basses. On allait enfin pouvoir
entendre la contrebasse dans les orchestres de Jazz! Modèle
930A (1933) :
Ce célèbre poste en ogive est souvent nommé "boîte
à jambon". Une forme très curieuse certes, mais pas franchement belle... C'est une opinion que je partage avec moi-même ! Sa carrosserie n'est pas en bois, mais en arbolite
imitation palissandre, matière inaltérable ressemblant un peu au
formica.Ce poste était un modèle relativement bon marché, équipé
de 3 lampes + une valve. C'était un montage à réaction: il
fallait tourner le bouton de réaction vers la droite jusqu'à
l'accrochage et ensuite revenir lentement vers la gauche... Le haut-parleur
incorporé était du genre chapeau chinois (voir plus haut) donc peu
musical. Le cadran, minuscule, n'avait que des chiffres. Mais comme à l'époque,
les stations n'étaient pas très nombreuses, on s'y retrouvait
quand même! ![]() Modèle
830A (1933) :
Super-Inductance. 4 lampes + valve. Déjà plus performant que
le précédent. La carrosserie est également en arbolite et
la forme est, à mon goût, beaucoup plus élégante que
celle du 930A. A noter les pieds en "pattes de lion" et le motif élancé d'inspiration végétale qui orne le haut-parleur. Une élégance naturelle se dégage de toutes ces courbures artistement conçues.En prime, une réclame pour les meubles Lévitan interprétée (avec talent) par Johnny Hess et Charles Trénet ! Modèle
636A (1933) :
Super Inductance. 7 lampes + valve. Poste haut de gamme pour auditeurs
fortunés.Carosserie noyer verni de forme dite cathédrale, ou
borne. C'est la transposition du style américain en vigueur à l'époque.
A noter que les collectionneurs américains appellent ces postes "tombstone",
ce qui n'est pas très gai! Mais à la différence des postes
américains qui étaient tous des superhétérodynes,
Philips persistait dans l'amplification directe, baptisée "Super
Inductance" pour des raisons commerciales... Le haut-parleur de grand diamètre
et l'effet de baffle de l'ébénisterie contribuent à
produire un son très moelleux avec des basses profondes.
Quelques belles publicités Philips :
Tête de clown en carton pour présentation vitrine (années 30) Vous trouverez 52 autres appareils et 11 autres documents Philips sur la version CD ROM du Musée Virtuel. Pour plus de renseignements et la manière de le commander, cliquez ICI Et maintenant une page de réclames radiophoniques.....
Avec la création du Poste Parisien (1932) et de Radio Cité (1935) la réclame (qui ne s'appelait pas encore publicité) envahit la radiodiffusion. Certes, le ton a quelque peu vieilli, et ne peut que faire sourire, mais à l'époque c'était assez révolutionnaire ! Ecoutez un
extrait du remarquable coffret de 3 CDs consacré aux archives des
radios privées d'avant guerre. Rares documents enregistrés sur
disques souples avant l'apparition du magnétophone, ce sont les premières
émissions de radio dont il nous reste une trace, les émissions de
l'époque héroïque n'ayant jamais été enregistrées
.(© Editions EPM musique 1994). Le poste qui orne ce coffret de CDs est un rare modèle de Sonorette "Modern Style" de 1938. Une esthétique déjà totalement dépassée ! Un bide commercial et une perle rare pour les collectionneurs d'aujourd'hui ! Ecoutons maintenant un sketch désopilant de Bach et Laverne gravé sur disque 78 tours Odéon N° 238.188 de la fin des années 30 et intitulé "Les gaités de la radio"où les speakers de Paris et de Toulouse s'interfèrent mutuellement dans un dialogue surréaliste. (MP3 1,5 MO) Et pour terminer dans la bonne humeur voici une réclame hilarante (au second degré) qui était diffusée aux Grands Magasins du Louvre. C'est un disque 78 tours FONIRIC (en matière spéciale nécessitant des aiguilles spéciales) daté de 1937 et faisant la promotion de ...maillots de bain en laine ! à des prix défiant toute concurence !Dernière mise à jour |